Thursday, August 20, 2009

Headhunterne - Jo Nesbø

Headhunterne

Nesbø's seneste roman har taget afsked med Harry Hole - ikke, at jeg tror, at publikum har fået nok af ham... men måske har Nesbø selv? For effektivt at fjerne sig fra vinklen set fra en politimands synspunkt har han måske også valgt at hovedpersonen skal komme fra et helt andet miljø?

Roger Brown er således headhunter - men han har en lille nebengeschäft som kunsttyv; både fordi han får et adrenalinkick af det - men også for at finansiere hustruens ekstravagante smag og hendes nyåbnede kunstgalleri, som både tjener som kompensation for det barn, han nægter at give hende. Men også som opsamlingssted for Roger til ejere af dyre kunstværker.
En dag støder han på den norsk-hollandske Clas Greve, som er vendt tilbage til Norge efter en karriere som professionel soldat og nu er den åbenlyse kandidat til en toppost i en norsk virksomhed. Roger opdager tilmed, at han er ejeren af en uerstattelig Rubens, som kan blive Roger's ultimative kup og løsningen på alle hans problemer. Han skal have Greve til samtale, så han samtidig kan bryde ind og stjæle maleriet. Tingene forløber dog ikke helt som forventet, og Brown må se i øjnene, at der er en del problemer i hans liv nu!
Det går meget hurtigt - som i mange af Nesbø's romaner; den er ikke teknisk på højde med Hole-serien synes jeg - lidt mere vulgær, og uden det dybere personportræt, som gjorde, at man holdt meget af personen Hole uanset, hvor dybt han sank. Men det er fin underholdning til en togtur frem og tilbage over Fyn... lige præcis så lang tid tog det nemlig at læse den!
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J'ai lu les 7 polars du norvégien Nesbø dans le desordre total - mais avec un grand plaisir. Donc je n'ai pu résister à la tentation de prendre son dernier roman avec pour une traversée du Danemark en train - deux fois 2h30 suffisaient largement pour dévorer ces 300 pages assez facile à lire tout de même.
Cette fois-ci il n'y a plus de Harry Hole - je n'en avais pas marre; mais peut-être que Nesbø avait envie de changer de perspective car il a tout changé. Nous n'avons plus non plus la perspective du flic - mais d'un mec un peu BCBG, imbu de sa personne et qui a une vie drôlement compliquée.
Roger Brown est chasseur de tête de profession - mais à côté de ça il s'amuse comme voleur d'art. De un parce qu'il aime ce petit boost d'adrénaline mais aussi pour payer pour les goûts luxueux de la femme ainsi que sa galerie d'art qui lui sert comme occupation à la place de l'enfant qu'il réfuse de lui faire - mais plus important comme une excellente manière de trouver des victimes collectionneurs d'art.
Un jour il rencontre Clas Greve - un norvégien-néerlandais à la base mercenaire et avec des qualités douteuses. Brown voit en lui le candidat parfait pour un poste de PDG dans une boite norvégienne - et s'enflamme quand il découvre que celui-ci possède aussi un Rubens jusqu'alors inconnu. Seul hic technique... Rubens 'fabriquait' une quantité impressionnante de tableaux - c'est connu; or il les peignait rarement lui-même... il arrivait souvent à la fin et mettait sa petite touche (comme la goutte rouge au coin de l'oeil) et du coup cette partie-là est moins crédible à mes yeux! Mais soit...
Brown se dit que ce tableau sera son ultime vol qui va résoudre tous ses soucis financiers; il s'organise donc pour faire venir Greve en entretien et pendant ce temps il rentre chez lui chercher le tableau. Là les choses se compliquent drôlement et le reste du livre est une course contre la montre pour qu'il se sauve de ce bordel.
La vitesse est plus accelerée que dans les livres avec Hole; techniquement il manque de profondeur dans les portraits des personnes... Harry Hole n'était pas forcément sympathique comme personnage - mais malgré tous ses déboires on avait de la sympathie pour lui. Brown est plus superficiel - donc la manière d'écrire cadre bien avec sa personnalité. Néanmoins il écrit des histoires pleines d'action, humour et avec des fins surprenantes. Mais j'aimerais bien retrouver Harry...

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